Romain Luperini

Chef de projet web, concepteur web, référenceur & webmarketing

Top Tech Marseille, le salon des nouvelles technologies et des acteurs de demain…

Top Tech Marseille 2008Le 7 octobre dernier avait lieu à Marseille le salon “Top Tech” sur les nouvelles technologies web et les évolutions de demain. La Souris Verte était donc présente au Palais de la Bourse de Marseille pour suivre en priorité les conférences dédiées à l’Internet. Au programme : les clés de la réussite d’un site web aujourd’hui, comment sécuriser ses paiements et quels options choisir, les entreprises de plus en plus amenées vers le web 2.0, quelle plateforme de gestion de contenu (CMS) choisir ? ou bien encore, comment optimiser son référencement “Google friendly”, son ranking, ou son apparition dans les comparateurs de prix (leguide, kelkoo, etc). Retour sur cette journée et les conférences web…

Top Tech Marseille 2008, La Souris Verte y était…

Il est un peu plus de 9h lorsque la 1ère conférence web de la journée débute dans le salon d’honneur. On entre alors directement dans le sujet avec le référencement de sites Internet. Et il faut dire que tout l’intérêt est bien là. Un site Internet bien conçu c’est très bien, mais sans aucun visiteur, c’est un peu inutile. D’où la prise de conscience dès le début d’un projet de bien définir un budget qui sera consacré par la suite au référencement de son site e-commerce (référencement naturel, ou bien achat de mots-clés de type Google Adwords).

D’ailleurs, la conception d’un projet est une évidence pour chacun. “Faire un devis nous prend quelques heures, mais réaliser un cahier des charges précis se compte davantage en jour” confiait un intervenant de la conférence. Et le webmarketing est de plus en plus présent aujourd’hui avec des stratégies différentes selon les objectifs. La tendance du moment ? les campagnes d’affiliation, le plus souvent gérées intégralement par les agences web qui collectent une masse d’informations, et les répartissent ensuite pour leurs clients. On retrouve aussi les indémodables bannières publicitaires, qui se gèrent la plupart du temps au coût par mille (CPM). Attention cependant au “farmlink“, c’est-à-dire en traduction littérale à une “ferme de liens” que proposent beaucoup d’annuaires. La qualité ne sera sans doute pas au rendez-vous, d’autant plus sur du référencement gratuit qui ne peut être qu’une utopie. La partie référencement payante de type Google Adwords sera évoquée par la suite de ce billet.

Pour continuer avec l’approche utilisateur et la notion de fidélisation, n’oublions pas la newsletter qui a son rôle à jouer. Loin d’être un simple mail de spam, son utilisation qui était devenue un peu moindre a repris des couleurs ces derniers mois, grâce notamment à l’efficacité de celle-ci sur ses prospects. Un intervenant se félicitait d’ailleurs d’obtenir des taux d’ouverture de 25% pour ses campagnes d’e-mailing.

Le social marketing pour contrôler sa marque…

Et bien plus que la fidélisation, les entreprises s’intéressent depuis plusieurs mois à l’image qu’elles reflètent. Pour cela, elles tentent de maitriser leur communication en faisant du “social marketing“. Par exemple créer des blogs d’internautes aimant leur produit, ou postant des commentaire tout aussi élogieux sur la sortie de leur dernier produit (blog, forum, etc). Mais qu’en est-il alors de la morale à l’heure où ce social marketing tend à exploser ?

La transition est toute trouvée avec les comparateurs de prix qui permettent d’affirmer plus objectivement la qualité des produits de chacun (cette partie sera développée en fin de billet).

Les outils et les modes de paiement en ligne ?

Aujourd’hui, les habitudes des français ont bien changé depuis 10 ans. Mais il ne faut pas oublier les moyens de paiement historique, tel que le chèque par exemple. La France est quasiment le seul pays d’Europe à proposer (encore) ce mode de paiement, mais le supprimer serait une erreur dans l’offre de services que proposent les boutiques en ligne. Pour les français, c’est LE moyen le plus rassurant de passer commande, même si aujourd’hui, la carte bleue et les efforts qui ont été fait en terme de communication sur la sécurité, portent leurs fruits.

Si aujourd’hui la CB est incontournable en ligne, il faut identifier le pays de résidence des futurs utilisateurs pour faire le choix des solutions à mettre en place. Par exemple, la culture allemande est totalement différente de la notre. L’étape du paiement se fait à la fin de la commande, après avoir validé l’expédition. Votre commande vous sera peut-être même déjà livrée, alors que vous serez toujours en train de rédiger votre chèque.

Au niveau des modes de paiement proposés en ligne, Paypal (mis en place par Ebay) n’a plus l’égérie qu’il avait. Les banques proposent leur propre solution de paiement en ligne, et cela pose parfois problème si l’on veut davantage de liberté avec un outil comme Paybox par exemple.

D’ailleurs, les conférenciers n’ont pas hésité à promouvoir le fameux système de paiement 3D Secure (disponible depuis octobre 2008 en France). Il s’agit d’un nouveau système – révolutionnaire – de paiement, afin de limiter la fraude. Comment fonctionne t-il ? on reçoit sur son téléphone portable un code pour vérifier que la commande est bien passée par nous même. Notre moyen d’identification ? notre date de naissance. En réalité, plusieurs critères sont possibles mais la plupart des acteurs auraient choisi ce moyen pour sécuriser le paiement. Petit problème, les dates de naissance des personnes sont de plus en plus présentes en ligne. On ne citera que Facebook qui détruit ainsi la solidité de ce modèle 3D Secure.

Autre complexité, si le marchand doit être équipé de cette technologie, cela doit aussi être le cas de l’internaute qui commande. Autant dire, un choix qui n’a d’ailleurs pas tellement convaincu l’assemblée présente à cette conférence.

D’ailleurs, si le représentant de la Caisse d’Epargne se défendait de ne plus devoir rembourser ses clients en cas de fraude (grâce à 3D Secure), la personne de la banque populaire n’avait quant à elle pas la même vision des choses (cf : la loi de 2001 pour de la Vente A Distance qui stipule que la banque doit rembourser la somme contestée par l’internaute, qui a d’ailleurs 70 jours pour alerter sa banque d’une fraude).

Joomla, le CMS gagnant ?

Débuta alors la conférence sur les systèmes de gestion de contenu, autrement les “CMS” (content management system) pour les spécialistes de ce domaine. A l’unanimité, c’est le CMS Joomla (utilisé d’ailleurs par nos soins à La Souris Verte) qui a remporté les débats. A l’image de ses multiples prix et récompenses depuis quelques années, Joomla est devenu la solution de gestion de contenu, grâce notamment à une communauté internationale très active, une ergonomie très pratique pour l’administrateur, et des fonctionnalités très riche. La Souris Verte réalise d’ailleurs très régulièrement des composants pour ses clients, lors de site Joomla!

Autre CMS cités, Typo3 et Spip qui viennent complèter se podium de tête, ainsi que très curieusement WordPress et DotClear pour la mise en place de sites moins importants.

Pour en revenir aux sites de vente en ligne, là encore c’est le couple Joomla/Virtuemart qui récolte les voix des conférenciers, en tout cas dans le domaine de l’Open Source. On citera également Magento qui lui est payant. En revanche, la solution omni-présente Oscommerce ne séduit plus aujourd’hui, notamment car l’outil n’est plus mis à jour et suivi. Ces sites de e-commerce n’évoluent donc plus, alors qu’au contraire la société en ligne se démocratise de plus en plus.

On note par ailleurs que les lois évoluent également. C’est le cas de la loi chatel qui vise à mieux informer le consommateur, notamment sur l’affichage des tarifs de livraison pour les sites marchands, et ceux avant la fin du panier final de la commande. Une bonne nouvelle en soi.

Du référencement adapté à son activité

Le référencement d’un site Internet n’est pas le même travail pour chaque site. Selon l’activité d’une entreprise, celui-ci peut se faire de divers manière. Même si un bon positionnement sur Google sera efficace pour ces différents clients, on peut penser à d’autres méthodes plus particulières. Par exemple pour un commerce de proximité comme un fleuriste, cela sera très intéressant de se positionner sur les outils de géolocalisation tel que Google Maps qui s’affiche depuis plusieurs mois dans les résultats du moteur de recherche. Ce système de géolocalisation semblera le plus pertinent pour que les internautes se déplacent chez le fleuriste (référencé) le plus proche de chez lui.

Pour le tourisme, c’est à peu près le même principe. En revanche, il n’y a aucun intérêt à géolocaliser une entreprise – virtuelle – de vente en ligne. On va alors privilégier le référencement naturel, ou l’achat de mots-clés comme sur Google Adwords. Chose que gère très bien La Souris Verte en tant qu’agence de communication globale. C’est d’ailleurs à ces agences de vous conseiller, d’évaluer les coûts de vos campagnes, et le retour sur investissement (ROI). Il faut préciser que ce ROI ne se calcule pas uniquement sur les statistiques issues d’Internet, mais aussi sur les appels téléphoniques du mois en cours. On constate en effet que les clients aiment avoir un interlocuteur, surtout si les sommes sont importantes, ou pour obtenir la confirmation d’information par exemple.

En ce qui concerne les outils d’analyse d’audience, on citera en outil gratuit l’excellent Google Analytics, ou des outils plus pointus comme Xiti Monitor.

Cibler les comparateurs de prix pour se référencer

Enfin on terminera par les comparateurs de prix. Il est important pour une boutique de vente en ligne de s’inscrire sur ces “annuaires” qui vont scanner vos données. En réalité, un fichier de type excel que vous fournissez à ces comparateurs tels que leguide.com, kelkoo, shoppging, best price, webmarchand, etc. D’ailleurs il faut savoir que des sites comme webmarchand sont gratuits pour y être indexé. Ensuite plusieurs formules existent car ces sites fonctionnent sur le modèle au “clic”, à l’image de l’achat de mots-clés sur Google. Mais il faut savoir que ce n’est pas l’entreprise qui paiera le plus qui sortira forcément la première, mais plutôt celle qui aura une meilleur qualité sur ses taux de clics. Elle semblera la plus intéressante à aller voir.

On pourra rajouter à ces stratégies de référencement/communication, les campagnes d’affiliation ou de bannière. La rémunération peut alors se faire au clic, au double clic (l’internaute visualise deux niveaux d’information), mais aussi au “lead“, c’est-à-dire au formulaire remplit chez le marchand en ligne. Ce dernier fournira alors un pourcentage de la vente.

Si vous avez envie de mieux comprendre la création d’une boutique e-commerce, je vous invite à lire cet article sur les 10 bases pour lancer son site de e-commerce.

Je vous invite également à consulter le site de La Souris Verte, que ce soit pour une stratégie de communication globale, la création d’une boutique de e-commerce, ou des campagnes de référencement naturelle ou de liens sponsorisés de type Google Adwords (où laquelle nous sommes labellisé).

N’hésitez pas à réagir à ce billet, si vous avez participé à Top Tech, ou au contraire que vous l’avez manqué.

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